- Sans surprise, le toucher est de loin le sens le plus important lors d’un rapport sexuel (87%), et ceci aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Cependant, le contact physique avec son partenaire n’est pas le seul élément à provoquer un effet chez les personnes interrogées.
La vue a elle aussi une certaine importance (39%), notamment pour les hommes qui y sont deux fois plus sensibles (53%) que les femmes (27%). A l’inverse, l’odorat –cité en moyenne par 19% des Français– et l’ouïe –citée en moyenne par 12% des Français– jouent beaucoup plus pour les femmes que pour les hommes : une femme sur quatre (23%) mentionne l’odorat comme un sens important contre moins d’un homme sur six (14%), une sur six (15%) cite l’ouïe contre à peine un homme sur dix (9%). Quel que soit le sexe du répondant, le goût ne constitue pas quant à lui une source de sensations importante (7%) lors d’un rapport sexuel.
- Cette prédominance du contact physique et visuel se retrouve dans les gestes qui suscitent le plus le désir sexuel. Les caresses sur le corps –qui relèvent du toucher– éveillent « beaucoup » de désir chez les trois quarts des Français (74%) et plus d’un sur deux (54%) se disent particulièrement émoustillés par un baiser langoureux –qui relève aussi bien du goût que du toucher.
De même, la vue du corps dénudé de son partenaire provoque un intense désir chez plus de deux répondants sur quatre (42%), sachant qu’on retrouve sur ce point un clivage très marqué entre les hommes (55%) et les femmes (30%). D’ailleurs, on relève cet écart pour un autre geste de nature visuelle : la vue d’une tenue sexy éveille fortement le désir chez deux fois plus d’hommes (40%) que de femmes (22%).
Cependant, tous les actes d’ordre visuel n’ont pas forcément plus d’effets sur la gente masculine que féminine. Ainsi, un regard prolongé –geste visuel qui induit un peu plus de subtilité– suscite beaucoup de désir davantage chez les femmes (30%) que chez les hommes (22%).
De manière générale, les femmes se montrent sensibles à des sens moins fréquemment associés à l’acte sexuel comme l’odorat ou l’ouïe. En effet, l’odeur du parfum ou de la peau de son partenaire éveille « beaucoup » de désir chez plus de femmes (45%) que d’hommes (36%), tout comme des paroles exprimant le désir (excitant 40% des femmes, contre 30% des hommes).
Le partage d’un bon repas, d’un bon vin –qui relève à la fois du goût et de l’odorat– a lui aussi sensiblement plus d’impact dans la population féminine (16%) que masculine (10%). En revanche, le désir suscité par la consommation d’aliments aux vertus aphrodisiaques (en moyenne de 3%) est aussi faible chez les hommes que chez les femmes.
De leur côté, les jeunes de moins de 25 ans se distinguent par une plus forte sensibilité à certains gestes. Le baiser langoureux par exemple suscite « beaucoup » de désir chez 59% d’entre-eux contre 48% chez les 65 ans et plus. De même, la moitié sont sensibles à des paroles exprimant le désir (48%) contre moins d’un tiers des personnes âgées 65 ans et plus (31%).