L’une des thématiques du parcours est consacrée à l’alimentation. Quatre éléments interactifs y dévoilent les liens étroits existants entre alimentation et santé.
Le foie à la loupe
Dans une vitrine, deux spécimens anatomiques de foie humain : un sain, l’autre atteint de cirrhose. En observant attentivement les abdomens de 6 patients, au moyen de scanners et d’images réalisés grâce l’imagerie à résonance magnétique (IRM), je dois à présent établir un diagnostic et choisir sur un écran tactile, les patients qui selon moi présentent un risque aggravé de cirrhose.
Organe multitâche, le foie joue un rôle déterminant. Usine chimique en miniature, il purifie le sang mais s’occupe aussi de transformer, stocker, répartir les aliments que nous mangeons. Il produit la bile qui permet la digestion des graisses mais également bon nombre des protéines indispensables, comme celles qui servent à la coagulation du sang. Enfin, il joue un rôle prépondérant dans la régulation de la température corporelle.
Parmi les maladies qui peuvent affecter le foie, la cirrhose est la plus grave et la plus fréquente. Dans la plupart des cas, c’est une consommation excessive d’alcool, estimée à 30 g d’alcool par jour pendant 10 ans qui déclenche la maladie. A cause du rôle central que joue le foie dans l’organisme, son dysfonctionnement a très rapidement des répercussions sur l’ensemble des fonctions vitales. Dès lors, plus les dommages sont conséquents, plus l’atteinte en termes de qualité de vie va être importante. Comme la cirrhose est malheureusement irréversible, la prise en charge dépend surtout de la précocité du diagnostic.
Bien manger, c’est la santé
Une vitrine bien garnie s’offre à mon regard. A l’intérieur, une grande variété d’aliments, de boissons, de fruits, de légumes et de snacks sont présentés. Muni d’une douchette scanner, je compose les quatre repas de ma journée. Grâce au code barre apposé sur chaque aliment, l’ordinateur analyse mes choix et restitue non seulement le nombre de calories ingérées, mais aussi leur répartition selon les différentes familles d’aliments (lipides, glucides, protides, vitamines et sels minéraux). En regard de ces informations, il me délivre aussi les recommandations actuelles des nutritionnistes adaptées à mon sexe et à ma tranche d’âge.
L’alimentation joue en effet un rôle très important et constitue de loin la première médecine dont dispose l’Homme pour rester en bonne santé. Un constat qui amène les nutritionnistes à édicter toute une série de recommandations alimentaires. Elles concernent les différentes familles d’ingrédients et leur juste proportion au sein d’un régime équilibré. Bien entendu, chaque individu est unique et les besoins nutritionnels évoluent tout au long de la vie. Ces recommandations doivent donc faire l’objet d’adaptations individuelles. En outre, comme la recherche se poursuit, certaines de ces recommandations sont susceptibles d’évoluer en fonction de l’évolution des connaissances, comme cela a été le cas pour les apports en matières grasses.
Enfin, des études récentes conduites sur l’animal ont démontré une corrélation entre un régime hypocalorique et un allongement significatif de la durée de vie. Bien qu’on ne puisse pas encore affirmer avec certitude qu’il en va de même chez l’homme, il est en revanche établi qu’un grand nombre d’européens diminuent notablement leur espérance de vie à cause de leur régime alimentaire déséquilibré. Les apports en lipides et en glucides sont bien trop importants, tandis que dans le même temps la consommation de fruits et de légumes demeure insuffisante.
Manger… pour transpirer
Balance à l’appui, cet élément démontre que le poids et la taille des aliments n’ont pas forcement de rapport avec leur valeur calorique. Deux paniers de courses, d’un côté des aliments, de l’autre côté des activités telles que marcher, courir, monter des escaliers, faire le ménage... A moi, à présent, d’essayer d’équilibrer les deux plateaux de la balance. Un moyen imparable pour réaliser combien une simple barre chocolatée demande d’efforts pour être éliminée.
Dans le même temps, cet élément nous rappelle, ce que l’air du temps tend malheureusement à nous faire oublier : le but premier de l’exercice physique n’est pas de perdre du poids, mais bien de rester en forme. C’est loin d’être une évidence pour tous mais c’est prouvé, l’exercice physique est bon pour l’organisme et tout particulièrement pour le cerveau. Il permet de freiner la disparition des neurones et pourrait même contribuer à la régénération tissulaire du cerveau. Les seniors qui pratiquent une activité physique obtiennent d’ailleurs de meilleurs résultats lors des tests cognitifs sur la mémoire, le raisonnement et l’analyse.
Le bon rapport
Je suis invité à monter sur le plateau d’un appareil de mesure électronique qui combine à la fois un pèse personne et une toise. La corrélation de ces deux informations permet à l’ordinateur de calculer et de pondérer, selon ma tranche d’âge, mon indice de masse corporelle (IMC). Cet indicateur de corpulence a été défini par l’organisation mondiale de la santé (OMS) comme le standard pour évaluer les risques liés au surpoids, il sert aussi dans l’évaluation des risques pour les pathologies cardiovasculaires.
Il s’obtient au moyen d’une formule simple : poids / taille2.
Pour une personne adulte:
IMC < 18,5 = maigreur
IMC situé entre 18,5 et 25 = normal
IMC > 25 = surpoids
IMC > 30 = obésité